Liu Bolin 刘勃麟 est un artiste contemporain chinois né en 1973 à Shandong.
Diplomé en 2001 du département sculpture de la CAFA, Bolin conduit ses performances en jouant avec le corps comme s'il s'agissait de sculptures vivantes. Il s'intéresse à la question du corps dans l'environnement social : comment se fondre ou au contraire ressortir dans un paysage socio-culturel donné.
Dans sa série "Camouflage", il travaille donc toujours en fonction du site dans lequel il conduit ses performances, en tenant compte des éléments visuels et émotionnels autant que des codes sociaux qui transparaissent dans ces lieux.
Sur les pas d'un photographe d'il y a 100 ans (suite): Conseil d'Etat
Cénote
Les cénotes sont produits par un phénomène de dissolution et d'effondrement brutal des terrains calcaires situés au-dessus d'un réseau souterrain de grottes et rivières.
Art vidéo: Xavier Chassaing
projet vidéo basé sur une composition de 35 000 photos, utilisant la technique de projection mapping live et de stop-motion. Des plans de flammes dirigés par le réalisateur Xavier Chassaing
SCINTILLATION from Xavier Chassaing on Vimeo.
Sur les pas d'un photographe d'il y a 100 ans
Poser son appareil, ses pas, au même endroit qu'un homme il y a plus d'un siècle. Refaire les mêmes gestes de cadrage, attendre que les gens passent et appuyer sur le bouton. Imaginer les différences et les ressemblances et ne plus savoir à quelle époque l'on est...
(je bénis le jour où j'ai découvert photoshop)
Picnolepsie
L'absence dure quelques secondes, son début et sa fin sont brusques. Les sens demeurent éveillés mais portant fermés aux impressions extérieures. Le retour étant tout aussi immédiat que le départ, la parole et le geste arrêtés sont repris là où ils avaient été interrompus, le temps conscient se recolle automatiquement, formant un temps continu et sans coupures apparentes. Les absences peuvent être très nombreuses, plusieurs centaines par jour qui le plus souvent passent complètement inaperçues de l'entourage, on emploie alors le terme de picnolepsie (du grec picnos, fréquent). Mais pour le picnoleptique, rien non plus ne s'est passé, le temps absent n'a pas existé; à chaque crise, sans qu'il s'en doute, un peu de sa durée lui a simplement échappé.
Paul Virilio, "Esthétique de la disparition", page 13, Éditions Galilée, 1989
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